BARNIERE
FRATERNITE DES PRISONS DU BENIN
 
L'ASSISTANCE JUDICIAIRE
Notre Concept de la Justice

I - TOUTE PERSONNE, sans distinction de race, religion, couleur, caste, culture, classe,
sexe, âge ou condition morale ou délictueuse, a été créée à l’image de Dieu et possède
donc une dignité intrinsèque qui doit être respectée.

II- DIEU SE SOUCIE AUTANT DU PECHE que de la criminalité. Nous avons tous péché et
n’avons-nous mêmes aucun mérite. Nous ne sommes moralement supérieurs à personne, pas
même au pire délinquant.Nous avouons pourtant que nous avons souvent agi comme si
c’était le cas.Notre seul espoir, et l’espoir de tous, c’est de nous repentir et de
recevoir l’amour rédempteur que Dieu nous offre par Jésus Christ.

III - LA JUSTICE exige que la société s’occupe sérieusement et fermement de la criminalité,
en reconnaissant qu’il s’agit autant d’une offense contre les personnes que contre l’Etat.
Il s’agit autant d’une violation qu’il s’agit d’une violation de la loi.

IV - LA JUSTICE nécessite que les délinquants assument leurs responsabilités dans quatre
domaines :
a)Qu’ils se repentissent et deviennent des membres actifs de la société
b)Qu’ils reconnaissent et réparent le mal qu’ils ont fait
c)Qu’ils reconnaissent le fait que les conséquences judiciaires doivent être acceptées et,
d)Qu’ils agissent sur les facteurs qui ont pu contribuer à leur comportement délictueux.
Le gouvernement, la société et l’Eglise ont la responsabilité d’encourager et de faciliter
de telles actions de la part des délinquants. A la Fraternité des Prisons nous estimons que :
- Par-delà le désespoir, la tranformation
- Par-delà le châtiment la reconstruction
- Par- delà la vengeance et l'armertume, la réconciliation et la guérison
- Par- delà le rejet l'acceptation
- Par- delà l'abscence, la charité pour la survie des enfants des personnes en détention
- Par- delà l'abandon et l'hostilité, la compassion
- Par delà la division, l'unité pour une nouvelle vie au sein des familles des personnes
en détention
- Par- delà la discorde, l'harmonie avec la mise en place dans les prisons d'un programme
de rapprochement des conjoints

En résumé l'Amour doit peser dans la balance de la justice. L'Aspiration à une justice
réparatrice (restauratrice) doit être une préoccupation majeure pour tous les acteurs des
institutions juridico-judiciaires.

Programme d'assistance judiciaire

Le pôle ‘Assistance Judiciaire’ aux détenus se traduit à travers certains programmes comme :
• Le PAJUDE (Programme d’Assistance Judiciaire aux Détenus)
Il couvre les huit (08) prisons du Bénin et a pour but d’aider les magistrats à traiter
avec célérité les dossiers des détenus en souffrance. Ce programme qui a bénéficié du
financement de la coopération belge, a poursuivi ses activités auprès des détenus.

• L’assistance judiciaire aux familles des détenus
L’assistance judiciaire aux familles des détenus consiste à informer et à sensibiliser les
parents des personnes fraîchement incarcérées sur les voies légales de recours qui
s’offrent à eux pour venir en aide à ces dernières, tant du point de vue des démarches
personnelles à engager devant les tribunaux que de l’assistance matérielle et financière.
Cette forme d’assistance est opportune pour prévenir les situations répétitives d’escroquerie
que certaines personnes entretiennent au détriment de la personne détenue. Ce programme a
démarré avec la rencontre de 27 familles de détenus en mai 2006 à la PC de Cotonou.
Actuellement, la FP-B est à la recherche de financement pour sa mise en œuvre.

• Le Programme d’Assistance Judiciaire aux Personnes Démunies dans le Département
de l’Alibori

Ce programme est un des volets du PNPDH (Programme National de Promotion des Droits
de l’Homme). Ses activités sont concentrées dans l’Alibori et ont enregistré des
résultats notables en 2006 où cinq personnes indigentes ont bénéficié de l’assistance
judiciaire allant jusqu’à la constitution d’avocats et vingt cinq dossiers ont été
présélectionnés pour être étudiés lors de sa session de septembre 2006.

• Le programme d’appui aux personnes victimes des conflits civils et familiaux
Ce programme couvre les départements de l’Alibori, du Zou, de la Donga et du Plateau.
Il est financé par la DANIDA (Ambassade du royaume du Danemark) dans le cadre de la mise
en œuvre du Programme de Gouvernance et des Droits de la Personne (PGDP). Il bénéficie
d’une assistance psychosociale, sanitaire et juridique. L’objectif est de réduire
sensiblement le nombre de dossiers qui sont acheminés vers les tribunaux en encourageant
les règlements à l’amiable. Il est exécuté en consortium avec cinq ONGs, notamment la
Fraternité des Prisons du Bénin qui assure le secrétariat, WILDAF, AFJB, CARITAS et
CBDIBA qui assure la présidence.

• Le programme de suivi de l’abandon des mutilations génitales féminines (MGF) dans
les départements du septentrion.

Ce programme consiste à porter assistance aux praticiens qui sont les exciseuses et
exciseurs ayant accepté d’abandonner leurs couteaux. Des séances de sensibilisation
et de vulgarisation de la loi réprimant la pratique sont organisées dans tous les
départements concernés. Un suivi permanent est fait avec le concours du coordonnateur
du programme à la Fraternité des prisons du Bénin.

• L’animation par voie de presse sur les ondes de la radio locale TONASSE à Covè.
La Fraternité des Prisons du Bénin dans ses efforts de prévention des conflits sociaux
a monté et exécuté tout au long de l’année 2006 un programme d’animation juridique sur
les ondes d’une radio locale et ce, dans l’idée d’atteindre une large partie de la
population et surtout pour éveiller la conscience des habitants de Covè et ses environs
sur leurs droits et devoirs en tant que citoyens. Les thèmes développés au cours de ces
émissions animées par des personnes ressources ont bénéficié d’une large audience au sein
de la population. Mais certaines difficultés d’ordre logistique ont ralenti le cours de
ces émissions vers la fin de cette même année. Cependant une cellule d’écoute juridique
fonctionne actuellement à Covè et permet aux populations d’accéder à des conseils d’ordre
juridique pour l’exercice de leurs activités quotidiennes.

• Le programme "Voie de la Justice"
Il s’agit d’un programme en partenariat avec certains avocats français et béninois pour
intervenir dans les prisons du Bénin. Dans ce programme, les avocats interviennent de
manière bénévole sur des dossiers de personnes vulnérables comme les femmes, les mineurs
et les personnes âgées. La FP-B quant à elle se charge de la sélection des dossiers et de
leur traitement. C’est ce qu’elle a fait à la prison civile d’Abomey en mars 2006,à la
prison civile de Natitingou en avril 2006 et à la prison civile de Cotonou en décembre 2006.

• La Cellule Nationale de Suivi et de Coordination pour la Protection de L’enfant (CNSCPE)
« Fraternité des Prisons du Bénin » fait partie de cette cellule qui a été mise en place en
avril 2006. Elle est impliquée essentiellement dans le Comité ‘Justice Juvénile’ où elle a
participé activement à la rédaction des termes de référence de celui-ci courant mai 2006 et
validés le 26 juin. Dans ce cadre la Fraternité des prisons du Bénin travaille avec les
autres associations pour la protection des mineurs. On ne peut apporter une assistance
judiciaire aux déliquants sans penser à leurs victimes, à cet effet la FP-B développe
quelques activités en leur faveur, il s'agit de: - Programme de médiation entre délinquant
et sa victime, - Programme de réconciliation du délinquant avec sa famille. Les bénévoles de
la FP-B, animateurs de ces programmes font des visites à domicile sur la demande du prisonnier
pour tenter une réconciliation du délinquant avec sa victime. La problématique de victimes de
criminalité est toujours complexe et souvent mal perçue.A l'aide des images ci-dessous nous
essayerons de l'illustrer pour montrer l'urgence et l'importance des moyens que nécessite un
programme d'assistance aux victimes de la criminalité:

Victimes de criminalité: différents cas de figure
 
f L'enfant est la toute première
victime de la criminalité.Son
parent détenu au lieu d'être son
support pour son avenir
devient pour lui une grande charge.
 
Repenser les peines de
l'empisonnement en
songeant à la restauration
des intérêts de  la victime de
la criminalité.
f
 
f  
f Victime de mauvaise gestion d'une 
entreprise

 

Pour les rapports d'activités se référer au secrétariat FP-B

 



Programme d'assistance judiciaire dans une prison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

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